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  29.10.19
 
   
 
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Thierry d’Autheville
Directeur
 
 
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  Parking du Mont-Blanc : rénovation des accès Molard et Fusterie par l’agence d’architecture GWARCH.    
       
     
       
 

Notre cahier des charges était simple : repenser l’ergonomie des deux satellites principaux de notre parking, notamment de ses équipements sanitaires. L’agence GWARCH., à qui PARKGEST a confié la mission, a fait mieux encore, en ajoutant au geste la manière grâce à une scénographie tout en finesse.
7 questions posées à Jérôme Wohlschlag, architecte associé, sur la conception du projet.

PARKGEST. Comment votre réflexion s’est-elle forgée, dans ce lieu de transit essentiellement fonctionnel ?
Jérôme Wohlschlag. L’architecture permet d’intervenir sur les formes et l’espace afin de favoriser le bien-être des utilisateurs ; raison pour laquelle nous avons entrepris d’en hiérarchiser les priorités, dans un périmètre « carrefour », où converge l’intégralité des usagers du parking.
Le mandat initial portait sur la modernisation des toilettes publiques, notamment pour les personnes à mobilité réduite. Il nous est apparu qu’en imaginant une nouvelle interprétation du lieu, nous gagnerions non seulement en facilité d’accès et de flux, mais aussi en bien-être des usagers.

Qu’avez-vous proposé ?
Dans cet espace potentiellement anxiogène, nous nous sommes interrogés sur le parcours des clients et les opérations qu’ils réalisent dans ce lieu central : paiement aux caisses automatiques, accès aux toilettes et au kiosque de presse, aux ascenseurs, escaliers et zones de parking.
Nous avons planifié un programme de transformation réalisable par étape :   

1. La redéfinition de l’espace
2. L’équipement des sanitaires

Comment avez-vous organisé votre intervention ?
Nous avons installé une paroi derrière laquelle les travaux ont pu être conduits sans gêne pour les usagers. L’espace sanitaire a été repensé avec la création d’un patio d’accès, afin que les toilettes ne s’ouvrent plus directement sur le hall principal. Des toilettes pour les personnes à mobilité réduite ont été ajoutées. Le local technique a été agrandi, ainsi que le kiosque à journaux. Une table à langer sera installée prochainement.
Nous nous sommes ensuite intéressés à l’espace proprement dit et à l’encombrement des différents éléments composant les deux halls.
Nous avons travaillé sur l’alignement de ces éléments, pour une circulation plus aisée, plus fluide. Il ne restait plus qu’à revoir la présentation générale de ces halls, qui ont subi des transformations disparates au fil des années.

Quel objectif principal avez-vous visé ?
Améliorer le sentiment d’espace. Notre première intervention a porté sur le plafond. La décoration tubulaire chromée qui l’équipait était quelque peu datée ; nous avons opté pour un ciel de couleur noir, non directionnel et muni de LEDs discrètes, à l’image d’une voûte céleste étoilée. Ce nouvel embellissement a permis d’atténuer la faible hauteur de plafond et de créer une atmosphère plus calme, unitaire.
L’alignement des éléments a également favorisé la définition fonctionnelle de l’espace.

Êtes-vous intervenu sur la couleur ?
Elle est importante dans ce lieu marqué par la signalétique. La publicité, omniprésente, en colonise les murs : nous avons veillé à ce que le nouveau décor structurel ne vienne pas cannibaliser les visuels des annonceurs.
Avec la dominante gris moyen des murs et des parois en inox meulé-brossé de chez Chabry Charles & fils, nous mettons en valeur des espaces publicitaires très qualitatifs, tout en conférant à l’endroit un climat plus serein. Les sols ont été nettoyés et éclaircis pour obtenir une teinte gris clair contribuant également à « ouvrir » l’espace.
Grâce à ces interventions, la lumière est aujourd’hui mieux filtrée et crée le sentiment de douceur qui manquait auparavant.

Quelle expérience retirez-vous de ce mandat ?
Que l’architecture fonctionne selon une vision d’ensemble. Chaque élément compte dans la fabrique de l’harmonie.

Pour vous, quelle est la signification de l’architecture ?
Elle est au service de l’homme ; je ne la conçois que dans l’économie de moyen et d’effet, afin de ne pas perturber l’environnement dans lequel elle s’inscrit. Je suis proche de l’architecture suisse, à l’image d’un Peter Zumthor, qui joue sur la sobriété des lignes et une certaine vision organique. Un projet est réussi lorsque sa simplicité apparaît comme une évidence. L’architecture réagit toujours à un contexte, en particulier celui de l’environnement. L’empreinte architecturale doit donc viser l’harmonie d’ensemble.

 

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