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  Thierry d’Autheville : “Le parking, nouveau socle multifonction de la ville ?”    
       
     
       
 

L’idée de réaliser des bâtiments destinés au stationnement des automobiles est presque aussi ancienne que l’apparition de ces dernières dans l’espace public. En témoigne le magnifique « garage aérien » dessiné par l’architecte Auguste Perret en 1906, rue de Ponthieu à Paris. Dans les années 50, la baisse du prix des voitures et la disponibilité des surfaces favorisent le développement des parkings de plain-pied, aux États-Unis comme en Europe. Face au coût de l’immobilier, les années 90 voient le retour des espaces en étage et la création de parkings relais permettant de déposer les véhicules hors des centres-villes.
Aujourd’hui, les parcs de stationnement sont souterrains, pour la plupart d’entre eux, dans le but évident de libérer l’espace public. Accompagnant le changement de statut de l’automobile, les parkings sont l’objet d’intéressantes réflexions sur leur transformation vers un modèle multifonction.

Ce que l’architecte Dominique Perrault appelle « l’épaississement des espaces urbains », décrit le processus de construction d’infrastructures « underground » affectées à des activités compatibles avec ce type d’implantation. Dans de nombreuses villes, les rues sont aussi profondes que hautes : le parking de la gare TGV de Monaco – Monte-Carlo comporte 14 niveaux et celui du printemps Haussmann à Paris, s’enfonce sur 10 niveaux. Dans la même ville, les parkings sous voies publiques s’étendent déjà sur plus de 2 000 000 m2.

Dans le prolongement de la Stratégie Mobilité cantonale visant notamment à offrir plus d’espaces aux riverains et à la mobilité douce (comprenez moins d’espaces aux voitures), propriétaires et gestionnaires ont l’opportunité d’entreprendre une démarche créative inscrivant le lieu de stationnement dans une logique plus intégrative.

Les pistes sont nombreuses. Pour Dominique Perrault, par exemple, le parking du futur se définit selon 4 principes architecturaux :

  1. une voirie dédiée aux piétons et aux véhicules en mouvement (la rue)
  2. une rue basse comme interface entre rue et services
  3. une série de niveaux fonctionnels pour des programmes diversifiés
  4. un dernier sous-sol utilisant les ressources du sol en eau et en énergie

Il est certain que les parkings souterrains peuvent constituer des lieux de qualité, par le passage de la lumière et de l’air en profondeur. Devenant extension de la rue, ils peuvent remplir leurs fonctions liées à l’automobile, tout en affectant une partie de leur surface aux activités logistiques, culturelles, muséales, commerciales, polyvalentes.

L’augmentation des besoins en serveurs informatiques des villes est également une possibilité de transformation. Mobilité, réseaux, industrie, commerce, culture, logistique, énergie sont autant de pistes à emprunter pour optimiser et diversifier les espaces de stationnement. Bien que les parkings PARKGEST ne soient pas immédiatement concernés par ces projets de transformation, nous poursuivons une réflexion permanente prenant en compte les bouleversements de notre société. Le succès de la plateforme de e-commerce Genève Avenue en est la preuve : faire son shopping en ligne pour ensuite prendre livraison en magasin, ou découvrir une boutique pour commander ensuite sur la plateforme, est une vision collaborative de la consommation, qui allie la technologie, au plaisir de l’échange dans le monde réel.

Thierry d’Autheville
CEO PARKGEST

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